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Deux étudiants de l’EGE interviewés par Ecofin pour l’étude sur les réseaux d’influence en Afrique

mercredi, 31 mai 2017, Imprimer

Deux étudiants de l’EGE interviewés par Ecofin pour l’étude sur les réseaux d’influence en Afrique

L'agence d'information économique africaine, agence Ecofin, a rencontré deux des trois auteurs de l'ouvrage «Les réseaux Soros à la conquête de l’Afrique» publié chez VA Press. Stéphanie Erbs et Vincent Barbé, diplômés de la 25ème promotion exécutive de l’EGE «Management Stratégique et Intelligence Economique - MSIE» ont bien voulu répondre aux questions de l’Agence Ecofin.

 

Agence Ecofin : Les fondations de Soros défendent-elles exclusivement des valeurs de transparence, de justice sociale, de libertés individuelles et de bonne gouvernance ? 

 

C’est bien leur credo mais, au motif de défendre ces grands principes, l’action de la fondation Soros et des ONG qu’il soutient déborde de la sphère humanitaire et sociale pour impacter le champ économique. Ainsi, par exemple, comme nous l’expliquons dans notre ouvrage, la fondation de George Soros, Open Society Foundations (OSF), via le Soros Economic Development Fund (SEDF) qui lui est rattaché, investit dans des sociétés ou soutient des programmes dans des secteurs ciblés, comme notamment le secteur agricole, contribuant au développement des biocarburants et des OGM. En outre, on observe que les réseaux Soros (fondations, ONG, media, relais institutionnels, conseillers et experts partenaires…) interviennent et militent pour modifier le cadre réglementaire et législatif dans certains pays dans des secteurs aussi variés que l’agriculture, les secteurs minier et énergétique ou les télécommunications.

George Soros mène en Afrique, d'une part des activités d'investisseur à travers plusieurs fonds, et d'autre part des activités militantes ou philanthropiques à travers plusieurs fondations et ONG. Quels liens voyez-vous entre ces deux  volets ?

 

Plus que des liens, nous avons notamment tenté de démontrer les contradictions entre certains investissements financiers de Soros (mines, pétrole, agrobusiness) et ses activités militantes ou philanthropiques. A titre d’exemple, il va soutenir des programmes favorisant le développement des OGM en Afrique alors que certaines ONG que finance Open Society Foundations mènent un combat contre ces mêmes OGM, comme par exemple Peasant Farmers Association Of Ghana. Entre contradictions et cynisme, la frontière est ténue…

 

En quoi le soft power américain de Soros se distingue-t-il, en Afrique, du soft power français, chinois ou marocain ?

 

La différence tient moins aux moyens employés qu’au discours et au positionnement de chacun. Forte d’une proximité historique, géographique et linguistique, la France joue beaucoup sur le registre du lien ancestral et de la fraternité. Arrivés plus tard sur le continent, les Etats-Unis ont mis en avant leur rayonnement de première puissance mondiale, figure à la fois protectrice et aspirationnelle, porteuse de valeurs universelles. A ces positionnements, la Chine a opposé le pragmatisme, se posant en modèle d’un succès économique atteignable par ses partenaires avec son aide, dans le cadre d’une relation d’intérêts bien compris. Quant au Maroc, il se positionne lui aussi dans le cadre de la coopératon Sud-Sud mais s’inscrit dans une posture d’exemplarité et de responsablité régionales, les tournées royales et l’intégration à l’Union africaine contribuant à nourrir l’idée d’une communauté d’identité et d’intérêt.

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